Tourisme religieux : sacré Grand Sud !
90 millions de touristes visitent la France chaque année dont 20 millions ont une démarche spirituelle ou religieuse. Pèlerinage, marche sur les chemins de Compostelle, retraite dans une communauté ou découverte culturelle du patrimoine : Midi-Pyrénées accueille plus de 7 millions d’entre eux. Éclairage en ce lundi de Pâques.
Maurice Kuippens n’a pas trouvé le Paradis. Mais il y a d’autres parkings que celui proche du Gave, à Lourdes. Alors il a installé son camping-car près de la piscine. Retraité, il est venu de Belgique pour Pâques, avec son épouse pour un troisième séjour dans la cité mariale. Mais il a aussi pris les vélos, « pour profiter de la montagne ». Représentatif en cela de l’une des nombreuses évolutions du « tourisme religieux », aujourd’hui.
De fait, si l’on considère le nombre croissant de camping-cars italiens, allemands, alsaciens ou… aveyronnais arpentant la rue et le boulevard de la Grotte cette veille ce vendredi Saint lequel, avec le week-end pascal, marque le début de saison, mais aussi le nombre de vacanciers de passage montant vers les stations et qui s’arrêtent « pour voir »… à Lourdes, le pèlerin « traditionnel » venu en groupe est désormais de moins en moins nombreux quand bien même la fréquentation reste stable voire, augmente. En effet, il ne représente « plus que » 800 à 850 000 personnes sur les 5 à 6 millions qui passent annuellement par les sanctuaires.
« Et comme les gens viennent de plus en plus en individuel, pour un jour, Lourdes doit repenser son accueil. Il faut s’organiser pastoralement afin de diffuser le message marial à ces visiteurs, ces familles qui ont envie de découvrir Lourdes, mais sans encadrement », explique François Vayne, responsable de la communication des sanctuaires. Témoin lui aussi d’un mouvement de fond qui au-delà de la cité intéresse toute la région. Car si la locomotive lourdaise « pèse » le tiers des nuitées hôtelières