
est un texte signé par les évêques de la Commission sociale des évêques de France en avril 2005. Depuis cette date, il circule dans les cercles de réflexion, les Mouvements et au-delà parmi un certain nombre d’acteurs de la vie économique et politique de notre pays.
Il fait suite à d’autres textes de la Commission sociale des évêques de France. On se rappelle "Les nouveaux modes de vie", texte publié en 1982.
Puis en 1994 : "Créer et partager" porteur d’une tonalité assez optimiste.
Pendant plus de 10 ans, il n’y eut pas d’intervention sur les questions économiques. En 10 ans le paysage a considérablement changé. La mondialisation s’est accélérée en raison des moyens modernes de communication, qui ont modifié les relations à l’histoire et à la géographie.
Les barrières douanières se sont ouvertes.
Les échanges des biens et services se sont étendus au monde entier.
La bulle financière des start up a fait long feu, mais cela n’a pas empêché les finances de "coiffer" les marchés au point que l’on parle aujourd’hui de la financiarisation de l’économie .
Tous ces phénomènes convergent pour assurer une embellie extraordinaire à l’économie – au moins dans la plupart des pays occidentaux, mais aussi dans quelques pays émergents comme Singapour, la Thaïlande, l’Inde ou le Brésil.
Pourtant, la croissance ne résout pas les inégalités. Au contraire le fossé entre les riches et les pauvres semble grandir et toucher non pas des individus isolés mais des peuples entiers.
Les économistes, même les plus philanthropes ou les chrétiens les plus engagés avouent humblement ne pas savoir comment enrayer cette dérive. Nous en sommes témoins ici chez nous : le chômage tout en diminuant demeure un risque pour beaucoup.