
l’homme peut naître dans la dignité, grandir et se développer de manière intégrale. » Benoît XVI, Homélie à l’occasion de la 5ème rencontre des familles à Valence (2006).
Pour les chrétiens, vivre en famille est un trésor à dévoiler et à proposer. Nous sommes nés d’un homme et d’une femme heureux de s’aimer et qui ont trouvé pour la plupart dans le mariage la force de faire face ensemble aux difficultés de l’existence. Nous voulons annoncer la beauté et la grandeur de l’amour humain vécu ainsi dans la fidélité, le respect mutuel et la durée.
La famille est un lieu d’humanisation où l’on est aimé et éduqué ; un espace de construction de soi. La famille est un lieu d’apprentissage de l’autorité où se conjugue l’obéissance, la liberté et la solidarité. La famille est un lieu de socialisation par des personnes aux rôles différents et par l’ouverture à l’autre, à l’intérieur et à l’extérieur.
Dans le débat actuel autour des relations homosexuelles ou de l’adoption d’enfants par deux adultes du même sexe, l’Eglise estime que le mariage est l’institution qui lie, noue et unifie les trois dimensions sociale, juridique et biologique de la génération. A ce titre il ne peut lui être opposé d’équivalent sans fragiliser durablement la société.
Nous observons le rôle bénéfique joué par des grands-parents pour une stabilité affective des enfants et adolescents. Ils surprennent souvent par ce qu’ils réussissent à transmettre dans une autorité empreinte de tendresse (respect, repères moraux, mémoire de la famille). Il est cependant de plus en plus fréquent que des grands-parents soient délaissés et ne rencontrent guère leurs petits-enfants, ce qui accentue leur sentiment de solitude.
Que chaque famille permette cela est un souhait fondamental pour chacun d’entre nous. [« Famille, deviens ce que tu es !