
les Régions et les « pays », par exemple, où des délégués sont invités à des conseils de développement ; il est important de le faire savoir, et de montrer comment il est tenu compte des propositions qui sont faites.
Vivre ensemble dans nos différences, c’est bien sûr prendre le risque que soient contestés une proposition et un projet. Mais c’est aussi s’enrichir d’idées nouvelles, aller à la rencontre d’un assentiment et parvenir à un consensus. Gouverner un peuple, ce n’est pas décider seul. C’est observer, analyser, proposer, informer, écouter et décider. Les responsables politiques, les universitaires, les corps intermédiaires ont à engager des débats avec la population dans un grand souci de vérité et de pédagogie.
La démocratie ne se fonde pas sur la loi du plus fort, ou sur la crainte de celui qui hausse le ton. Elle respecte des minorités qui auraient souhaité que d’autres options soient faites ; minorités dont la grandeur est d’accepter les décisions prises sans entraver l’autorité légitime de ceux à qui il revient de mettre en œuvre les mesures décidées. A titre individuel, afin d’agir en conformité avec sa conscience, reste la possibilité de l’abstention
L’Etat est tenu à s’engager dans la durée. Les débats qu’il lui revient d’initier doivent se centrer sur des questions fondamentales pour la société et non être finalisés par la volonté de produire une réglementation valable dans toutes les situations. D’autre part si la mise en œuvre de lois votées n’est pas possible, par exemple par manque de financements, il est nécessaire qu’il prenne le temps de s’expliquer.
Les manifestations de rue sont autant le constat d’un échec du dialogue qu’un appel au dialogue. Elles laissent apparaître l’urgence d’une réflexion sur les relations entre la démocratie électorale et la démocratie d’opinion. Leur régulation mutuelle appelle une fréquence