
profondes implications sur notre manière d’envisager le cours d’une existence. Nous vivons aujourd’hui de plus en plus longtemps. La succession des générations n’est plus à considérer comme la disparition de la précédente. Il est fréquent que trois ou quatre générations d’une même famille vivent au même moment une existence active.
La démographie et la science permettent de dire que cela ira en s’accentuant dans les prochaines décennies. C’est une évolution dont les conséquences n’ont pas toutes été prévues. Elle remet en cause les dispositifs collectifs qui assurent la solidarité. Elle laisse percevoir de nouveaux défis à relever (retraites, assurance maladie, maisons de retraite, accompagnement des personnes, etc.). Mais elle génère aussi des emplois nouveaux dans les services et participe pour une part au développement de l’industrie touristique.
Il est urgent d’inventer un pacte intergénérationnel
Un pacte fondé sur le dynamisme des jeunes qui aspirent à prendre leur place comme des adultes responsables dans la société sans que, pour autant, les seniors n’aient à s’éclipser.
La famille est naturellement le lieu privilégié où se noue un « vivre ensemble » et une entraide entre trois et parfois quatre générations.
L’échange des savoirs représente une véritable révolution culturelle quand des petits enfants initient leurs grands-parents à l’informatique, et qu’eux-mêmes libérés de la responsabilité parentale, initient les jeunes à la tradition familiale dont ils sont porteurs et proposent des repères moraux que les parents n’osent pas toujours transmettre.
D’autres possibilités d’échanges existent : services rendus aux parents qui travaillent, accueil d’étudiants dans des appartements devenus trop spacieux, une manière également de remédier à une trop grande solitude de personnes âgées.
L’intergénérationnel comporte bien