
« L’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer. La société juste ne peut être l’œuvre de l’Eglise, mais elle doit être réalisée par le politique. toutefois, l’engagement pour la justice, travaillant à l’ouverture de l’intelligence et de la volonté aux exigences du bien, intéresse profondément l’Eglise. » Benoît XVI, Deus caritas est, 28 (2006).
Ces quelques pistes de réflexion s’adressent aux membres des communautés chrétiennes. Les prochaines élections présidentielles et législatives sont l’occasion de s’engager, comme tous les citoyens, dans le débat qui précède ces échéances. Responsables de notre avenir et de celui de notre pays, quelles propositions pouvons-nous faire pour une société plus juste et fraternelle ? En les formulant nous ferons connaître nos attentes et nos projets aux candidats qui souhaitent recueillir nos suffrages.
Pour nombre d’entre nous, ce début de 21ème siècle apparaît incertain. Des personnes sont sans travail. D’autres sont menacées par le chômage, et leur précarité est réelle. Des travailleurs pauvres travaillent sans pouvoir subvenir à leurs besoins. La vie familiale est touchée par les séparations professionnelles ou conjugales. La violence subsiste, des hommes et des femmes souffrent de l’intolérance, du racisme. Les religions sont parfois discréditées par une laïcité mal comprise… Notre société est marquée par une série de difficultés qui conduit au découragement et au repli sur