La mondialisation est notre condition d’existence
Nous sommes affrontés à une crise du sens et du mimétisme qui touche le bien commun et la consommation.
Du mimétisme ? Oui bien sûr ! Le principe de consommation qui accompagne la production des biens pousse chacun à se comparer à celui qui est un peu plus fortuné et qui possède déjà -un écran plat, un MP3, un GPS, un téléphone mobile 3ème génération… etc.-
« Donner envie » et « mettre en rivalité » sont les principes de base qui guident les inventions et le commerce. Ils stimulent les fabrications de produits qui trouvent ; en eux-mêmes ; les critères du besoin à faire valoir. Comme l’écrit Bernard Perret, on en arrive à définir les diverses normes de fabrication et de consommation de produits en fonction des habitudes de vie et de pensée des personnes ayant les possibilités de tout s’offrir. C’est la modélisation d’un train de vie qui détermine l’honorabilité de chacun et qui suscite la fuite en avant de tous ceux qui peuvent ou s’efforcent de l’adopter.
Ce qui motive les décisions et les choix des entrepreneurs n’est probablement jamais aussi clair. Mais il est temps de le vérifier. Quels services essentiels à l’aventure humaine d’aujourd’hui mon entreprise ou mon travail rendent-ils ? Il n’est plus possible de colmater les brèches ouvertes par la crise financière et de repartir en élargissant le fossé entre l’urgence et l’inutile. Il s’agit de réveiller l’enthousiasme qui peut habiter un entrepreneur lorsqu’il sait répondre à la question précédente.
Ainsi le travail et le marché doivent être dominés non par une perspective d’abord économique mais par une perspective qui vise le bien de la personne dans son ensemble (personnel, communautaire, environnemental). Le travail ne peut donc plus s’organiser uniquement autour de la production et du marché. Le travailleur est avant tout un acteur social.