Une histoire déjà ancienne

Relevées au fil de l’histoire : quelques déclarations pour la sauvegarde de la nature.
En 1597, en France, ordonnance d’Henri IV : « Afin de remédier à la pénurie et grandissime nécessité de bois de chêne, qui s’en va telle, par tout notre royaume, qu’il est presque impossible d’en recouvrer pour bâtir, faire bateaux et navires. » (in Histoire de la forêt française, Louis Badré, Arthaud Paris, 1983).
En 1681, en Amérique,
la colonie fondée par William Penn , il était prévu« de laisser un hectare d’arbres pour cinq hectares défrichés » (in La révolution de l’environnement, Max Nicholson. Gallimard. Paris. 1973. chap. VIII. L’expérience américaine).
En 1701, Vauban, dans un mémoire sur les forêts, indique
« On ne trouve plus de bois à bâtir qu’avec beaucoup de peine et en l’achetant bien cher, dans les lieux mêmes qui en étaient couverts il n’y a pas soixante ans. On sera bientôt obligé de chercher le bois à bâtir hors du royaume. J’ose bien dire que ce défaut est un des plus considérables du royaume. » (in Histoire de la forêt française, Louis Badré, Arthaud Paris, 1983).
En 1789, le Dr. Nicholas Collin, aux Etats-Unis,
appelle l’attention sur « les majestueuses forêts qui sont un trésor national et méritent toute la sollicitude…, elles ont été abandonnées à la hache de bûcherons brutaux et sans prévoyance (…) N’est-il pas déplorable de voir que tant de cultivateurs américains détruisent ce dont leurs descendants regretteront amèrement l’absence ? » (in L’homme contre la nature, essais d’histoire de l’Amérique, Gilbert Chinard. Hermann. Paris. 1949).