Bien commun, obstacles et dérives

Bien commun et propriété privée
Le bien commun met en jeu des biens personnels et le pouvoir d’en disposer pour soi seul ou par les autres. Il met en jeu un système de régulation qui suppose, pour être respecté, une organisation politique et une observation rigoureuse de la situation de chacun.
C’est à partir de la destination universelle des biens que se définit la priorité du bien commun, quitte à ce que la propriété privée en découle.
Ce n’est donc pas une vision extensive à partir de la propriété privée acquise par chacun qui conduirait à la préoccupation du bien commun.
C’est en vue du bien commun, que l’on peut se voir confier une part de la gestion des biens Populorum progressio, n° 22 "Tous les autres droits, quels qu’ils soient, y compris ceux de propriété et de libre commerce, y sont subordonnés : ils n’en doivent donc pas entraver, mais bien au contraire faciliter la réalisation, et c’est un devoir social grave et urgent de les ramener à leur finalité première".
Ce qui signifie que la visée de l’activité humaine et du travail est avant tout sociale. Tel est notre héritage.
On ne peut dire cela que si l’on s’accorde sur la finalité de l’aventure humaine comme étant une communauté de destin, comme étant la marche des pèlerins de cette histoire, vers Dieu.
Le travail humain, mon propre travail, permet à d’autres d’exercer le leur.
Notre travail personnel est lui-même une aventure communautaire qui ouvre sur le partage afin de permettre à tous de vivre.
Travailler, c’est donc faire quelque chose pour quelqu’un Centesimus annus, n°31. Paul ajoutera "travaillez afin d’avoir de quoi partager avec celui qui est dans le besoin…" Ephésiens 4, 28.
Le travail humain concourt ainsi au bien commun ; c’est sa finalité.
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